L’Accord d’Association qui se négocie actuellement entre l’Union européenne (UE) et l’Amérique centrale aura des conséquences extrêmement lourdes sur les relations entre les deux régions. Ces négociations ne peuvent donc pas se transformer en une course contre la montre !
Présent lors du 3ième tour des négociations UE-Amérique centrale tenu du 14 au 18 avril 2008 au Salvador, Oxfam International a rappelé la nécessité de ne pas imposer de date butoir pour l’obtention d’un accord final. “L’Union européenne et les gouvernements d’Amérique centrale doivent trouver un rythme de négociation adapté aux deux régions. Le dialogue ne peut se transformer en une compétition dans laquelle le premier arrivé gagne le trophée. Pour arriver à un accord, aucune date butoir ne doit être imposée” déclare Asier Malax, porte-parole d’Oxfam International en Amérique centrale.
Poids lourd, poids plume
Pour que l’Accord soit un véritable succès, il faut en outre que Bruxelles reconnaisse les asymétries qui existent entre les deux régions. Après les protestations d’une grande partie de la société civile et de plusieurs gouvernements d’Amérique centrale, l’UE ne peut continuer comme si de rien n’était et maintenir son plaidoyer pour l’établissement d’un traité de libre échange réciproque. Il est donc nécessaire que les grandes différences entre l’Europe et l’Amérique centrale soient reflétées dans l’Accord.
L’Accord d’Association ne doit pas se transformer en une menace pour les populations les plus défavorisées d’Amérique centrale. Dans cette optique, la question de l’augmentation des prix alimentaires doit être mise sur la table des négociations afin de réduire la vulnérabilité de la région face à l’augmentation continue des prix alimentaires.
Faire face à la croissance des prix
“Face à l’augmentation alarmante des prix alimentaires, l’Amérique centrale doit se préparer à affronter une situation affectant principalement les pauvres, et notamment les femmes. Il faut donc cesser d’insister sur la libéralisation commerciale”, explique Malax. “A court terme, les pays d’Amérique centrale doivent prendre des mesures efficaces pour faire face à la crise de sécurité alimentaire et promouvoir le développement rural à travers l’agriculture familiale.”
Les négociations entre l’Union européenne et l’Amérique centrale doivent prendre en compte les intérêts des populations les plus défavorisées. La vulnérabilité de ces dernières ne fera que croître avec l’augmentation des prix alimentaires. Oxfam International demande donc à l’Union européenne qu’elle prenne en compte les risques encourus par les pays d’Amérique centrale et qu’elle ne mette pas de pression sur ces derniers afin qu’ils acceptent un accord moins avantageux que les préférences commerciales actuellement en vigueur.
M6 info - La vie chère est un problème qui ne préoccupe pas uniquement les Français. Dans d’autres pays, les plus pauvres notamment, elle provoque même des émeutes. Les manifestations contre la faim se multiplient au quatre coins du monde. Au Salvador, par exemple, les femmes sont descendues dans la rue pour protester contre la hausse des prix.
“Ici, on est en train de mourir de faim parce que nos salaires sont vraiment ridicules. Et le prix des produits de base, comme la farine ou le maïs, augmente de jour en jour”, explique une manifestante.
L’équation est parfaitement résumée : la farine et le maïs en Amérique centrale, le riz en Haïti, et partout le carburant… Les prix ne cessent d’augmenter, et prennent à la gorge ces populations des pays en développement. En Haïti, mardi, les émeutiers ont tenté de pénétrer dans le palais présidentiel, forçant les casques bleus de l’ONU à intervenir avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Des affrontements qui ont fait 14 blessés dans les rues de Port-au-Prince. Depuis jeudi dernier, 5 personnes ont trouvé la mort en Haïti. Là aussi, en cause : le pouvoir d’achat. Le slogan le plus entendu étant : “à bas la faim, à bas le gouvernement”.
“On proteste contre le coût très élevé de la vie. On ne veut plus des Nations Unies ici, ils ne nous servent à rien”, lance un Haïtien.
Ces manifestations contre la faim concernent en fait toutes les zones dites “en développement”. En Asie, l’Indonésie qui a connu les troubles les plus importants, mais c’est le continent africain qui est le plus touché. Mozambique, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun où les émeutes ont fait 40 morts en février, et puis dernièrement le Burkina-Faso, en grève générale depuis 2 jours, et enfin l’Egypte, fortement perturbée depuis le week-end dernier. A 100 kilomètres au nord du Caire, deux manifestants sont morts, dont un garçon de 15 ans. La flambée des prix se conjugue dans cette région à une pénurie de pain.
Partout, les gouvernants n’ont que peu de réponses à apporter à leurs citoyens…
M6 info - La vie chère est un problème qui ne préoccupe pas uniquement les Français. Dans d’autres pays, les plus pauvres notamment, elle provoque même des émeutes. Les manifestations contre la faim se multiplient au quatre coins du monde. Au Salvador, par exemple, les femmes sont descendues dans la rue pour protester contre la hausse des prix.
“Ici, on est en train de mourir de faim parce que nos salaires sont vraiment ridicules. Et le prix des produits de base, comme la farine ou le maïs, augmente de jour en jour”, explique une manifestante.
L’équation est parfaitement résumée : la farine et le maïs en Amérique centrale, le riz en Haïti, et partout le carburant… Les prix ne cessent d’augmenter, et prennent à la gorge ces populations des pays en développement. En Haïti, mardi, les émeutiers ont tenté de pénétrer dans le palais présidentiel, forçant les casques bleus de l’ONU à intervenir avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Des affrontements qui ont fait 14 blessés dans les rues de Port-au-Prince. Depuis jeudi dernier, 5 personnes ont trouvé la mort en Haïti. Là aussi, en cause : le pouvoir d’achat. Le slogan le plus entendu étant : “à bas la faim, à bas le gouvernement”.
“On proteste contre le coût très élevé de la vie. On ne veut plus des Nations Unies ici, ils ne nous servent à rien”, lance un Haïtien.
Ces manifestations contre la faim concernent en fait toutes les zones dites “en développement”. En Asie, l’Indonésie qui a connu les troubles les plus importants, mais c’est le continent africain qui est le plus touché. Mozambique, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun où les émeutes ont fait 40 morts en février, et puis dernièrement le Burkina-Faso, en grève générale depuis 2 jours, et enfin l’Egypte, fortement perturbée depuis le week-end dernier. A 100 kilomètres au nord du Caire, deux manifestants sont morts, dont un garçon de 15 ans. La flambée des prix se conjugue dans cette région à une pénurie de pain.
Partout, les gouvernants n’ont que peu de réponses à apporter à leurs citoyens…

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